Rencontre avec UTO : le duo trip-hop qui envoute !

Emile et Neysa qu’on pourrait comparer à une « bête à deux têtes » nous font entrer dans leur monde ancien « où les textes résonnent comme des chapelles » comme diraient t’ils. C’est rythmée, ça fait rêver et ça nous rend de bonne humeur. Je vous présente tout de suite UTO, les deux génies du trip-hop ! Mais avant ça, découvrez le titre coup de cœur « The Beast » qui va littéralement vous emporter au delà de votre imagination.

Comment la musique est t’elle entré dans vos vies  ?

UTO – Nous sommes tous entourés de musique, elle s’impose à nous tous dès l’enfance, par les amis, par soi-même, par les publicités : De gré ou de force la musique nous entoure tous. Le moment où l’on entre soi-même en musique peut-être, comme tout autre chose, un moment accidentel, hasardeux, logique, sidérant etc. On ne sait pas bien à quel moment ça arrive, comment et pourquoi ça arrive. Pour Emile c’était sans doute pendant l’enfance. Il a été sensibilisé à la musique par sa pratique dès tout petit, au théâtre du Soleil notamment, lieu de travail de sa mère, où il passait ses après midi les oreilles collées aux murs pour écouter. Pour Neysa ça a dû arriver dans une chambre d’adolescent, quand le garçon guitariste du collège lui avait demandé d’oser chanter ce texte qu’elle venait d’écrire et qu’elle tenait dans les mains. Et la musique est venue. Emile a fait partie de plusieurs groupes, et Neysa a fréquenté depuis plusieurs vies de chambres et a tenu plusieurs textes dans les mains, et UTO est apparu, dans un salon, il y a un an, avec « The Beast ».

Votre univers musicale est assez unique, comment qualifierez-vous cela ?

« The Beast » est notre single sunny, mais UTO est plus généralement trip-hop, un mélange entre un univers froid/synthétique et une voix traversée par une inquiétude qui prend différentes formes, animales ou robotiques. Outre la musique en elle-même, on n’a pas une trop une esthétique branchée fluo kids, on préfère l’argentique, les yeux qui brillent dans la nuit, les choses spectrales hallucinantes, ou les choses toutes nues, pauvres, brutes.

Que voulez-vous que l’on retienne de votre style

Quelque chose de dérangeant mais vers lequel on a envie de retourner.

Comment ça se passe quand vous enregistrez en studio ?

Neysa – Lorsque l’on a enregistré « (The) No Song » qui sortira avec L’EP Shelter for the Broken à la rentrée, on voulait absolument le faire en one-shot, avec juste un clic. C’est un texte parlé, sans structure et sans rimes, et il fallait que je me place avec le métronome. La première prise fut exactement telle qu’on la voulait, dans une colère calme mais intense, monotone mais rythmique. Plus c’est immédiat, mieux c’est. Ça ne veut pas dire que c’est simple, ou que ça arrive souvent ! C’est qu’il se passe quelque chose en nous, dans ces moments-là, de juste et d’évident.

Y a t’il des artistes qui ont influencés votre parcours ? Avez-vous des sources d’inspirations en dehors de la musique ?

On a tout les deux été influencés par le son de Portishead, par l’alliance de Broadcast, par la virtuosité d’Aphex Twin, par les mélodies de Beach House, par les textes de Bob Dylan, et par la voix de Luke Temple dans Here we go Magic.

L’inspiration vient de tout ce qui nous fait quelque chose, en bien et en mal, des visages, des soleils, des endroits à midi, à minuit, des tableaux, des couleurs, des chaînes d’informations, de l’imaginaire, de la fiction et du réel, des livres, des pièces dans les maisons, de l’Angleterre, des rochers, beaucoup des arbres, du vomi, des crampes, des gorges nouées, des tumultes et des chaises longues.

Vous prévoyez des projets ? Un titre, un album, une tournée…

Nous préparons trois clips pour la rentrée pour accompagner la sortie de l’EP à l’automne : « The Beast » réalisé par Anton Vronsky, sortira en septembre et aura du chien. On vous prépare également un superbe animé incrustation textiles et photographies réalisé par nos potes les Miracle de mille, et un troisième réalisé par nos soins…. Nous jouons également au Batofar le 5 septembre.

Mille mercis à Emile et Neysa pour cette interview unique ! Vous pouvez également écouter leur superbe remix de « Dans la radio » de Jacques. 

Photo de couverture : Julie ÖONA

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